À un peu plus de deux mois des élections législatives prévues le 23 septembre 2026, le ministère de l’Intérieur intensifie ses consultations avec les formations politiques afin de finaliser les derniers préparatifs du scrutin. L’objectif est de réunir toutes les conditions nécessaires à l’organisation d’élections irréprochables, placées sous le signe de la transparence, de l’égalité des chances et du strict respect de l’État de droit.
Réuni mardi matin au siège du ministère avec les représentants des principaux partis politiques, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a réaffirmé que l’ensemble des garanties institutionnelles et opérationnelles avaient été mobilisées afin d’assurer le bon déroulement des prochaines échéances électorales. Il a indiqué avoir donné des instructions fermes aux walis et aux gouverneurs pour qu’ils veillent au respect scrupuleux de la législation en vigueur et combattent toute pratique susceptible de porter atteinte à la sincérité ou à la crédibilité du processus électoral.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations régulières engagées par le ministère avec les partis représentés au Parlement afin d’examiner les différents aspects organisationnels, juridiques et logistiques liés à la préparation du scrutin. Parmi les participants figuraient notamment Mohamed Chouki, président du groupe parlementaire du Rassemblement national des indépendants (RNI), accompagné de Rachid Talbi Alami, membre du bureau politique du parti, Nizar Baraka, secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, ainsi que Fatima Zahra El Mansouri et Mohamed Mehdi Bensaïd pour le Parti Authenticité et Modernité (PAM).
Étaient aussi représentés l’Union socialiste des forces populaires (USFP), par son premier secrétaire Driss Lachgar, le Parti du progrès et du socialisme (PPS), par son secrétaire général Nabil Benabdallah, le Mouvement populaire (MP), par son secrétaire général Mohamed Ouzzine, ainsi que le Parti de la justice et du développement (PJD), représenté par Abdellah Bouanou, Jaâfar Mouatassim et Idriss Azami.
Selon des sources d’Al3omk, Abdelouafi Laftit a tenu à rassurer les secrétaires généraux et représentants des partis sur la détermination des autorités publiques à garantir un scrutin répondant aux plus hauts standards de transparence et d’intégrité, dans le respect du principe d’égalité entre toutes les formations politiques et des dispositions encadrant le processus électoral.
Les échanges ont également porté sur l’ensemble des mesures organisationnelles déjà arrêtées ainsi que sur les dispositifs qui seraient progressivement déployés jusqu’au jour du vote afin de garantir les meilleures conditions de préparation et de déroulement des élections législatives. Réagissant aux préoccupations exprimées par plusieurs représentants de l’opposition au sujet de l’interdiction de certaines activités politiques organisées ces dernières semaines, le ministre a estimé qu’il s’agissait de situations isolées ne traduisant en rien l’approche générale des autorités. Il a assuré que le ministère veillerait à prévenir la répétition de tels incidents durant la campagne électorale, tout en garantissant le libre exercice des activités politiques dans le strict respect de la loi.
Dans le même esprit, Abdelouafi Laftit a appelé les partis politiques à se conformer pleinement aux nouvelles dispositions introduites par la législation électorale, en particulier celles relatives aux critères de sélection et d’investiture des candidats. Il a insisté sur la responsabilité des formations politiques de présenter des profils répondant aux exigences de probité, d’intégrité et de moralité publique, tout en évitant toute candidature susceptible d’alimenter les suspicions ou d’entamer la confiance des citoyens envers les institutions élues.
Le ministre a, par ailleurs, averti que toute violation des règles encadrant les opérations électorales serait traitée avec la plus grande fermeté. Il a souligné que la loi serait appliquée de manière uniforme, sans distinction ni traitement préférentiel, dans le respect des principes de neutralité de l’administration, de transparence et d’égalité entre l’ensemble des acteurs politiques.
À cette occasion, le ministre a présenté un état d’avancement des préparatifs des prochaines élections législatives, dressant notamment le bilan des textes réglementaires déjà adoptés et faisant le point sur les projets de textes d’application encore en cours de finalisation. Les échanges ont également porté sur plusieurs textes réglementaires relatifs au dispositif informatique destiné aux partis politiques.
Le ministère a par ailleurs informé les responsables politiques des modalités retenues pour la révision des listes électorales générales à l’issue de la période légale d’inscription, ainsi que de l’ensemble des dispositifs administratifs, logistiques et organisationnels prévus pour accompagner le déroulement des opérations électorales. Une stratégie de communication de grande ampleur, mobilisant à la fois les médias traditionnels et les plateformes numériques, a également été présentée afin d’assurer une information aussi large que possible des électeurs.
Enfin, les participants ont été informés de l’état d’avancement de la plateforme électronique dédiée au dépôt des déclarations de candidature, ainsi que du développement de la plateforme numérique destinée à la gestion des procurations de vote au profit des électeurs marocains résidant à l’étranger. Cette nouvelle étape s’inscrit dans la poursuite de la modernisation du processus électoral à travers la numérisation des procédures, avec pour ambition de simplifier les démarches administratives et de faciliter l’accès des citoyens aux différents services liés au scrutin.