Le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaïd, signe un nouvel essai intitulé “Culture..Une ambition marocaine”, dans lequel il expose une vision structurée de la politique culturelle nationale. À travers cet ouvrage, il plaide pour une reconnaissance pleine et entière de la culture comme facteur de souveraineté, de cohésion sociale et de création de richesse, en faisant des industries culturelles et créatives l’un des moteurs du développement du Maroc.
Publié dans la collection Les Cahiers de la Croisée des chemins, le livre paraît simultanément en arabe et en français. Il est préfacé par Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, et traduit par Mohamed Akrou.
S’appuyant sur son expérience gouvernementale, Mohamed Mehdi Bensaïd développe une réflexion qui dépasse le seul champ culturel pour interroger la place de la culture dans le projet national. Son analyse s’articule autour de trois axes majeurs : faire de la culture le socle de la marocanité (“tamghrabit”), mettre en valeur la pluralité des composantes identitaires du Royaume et faire des industries culturelles et créatives un véritable levier de croissance, d’innovation et d’emploi.
Pour l’auteur, la dynamique de transformation que connaît le Maroc repose autant sur ses infrastructures et ses investissements que sur son capital immatériel. Dans cette perspective, la culture occupe une place centrale. Elle irrigue aussi bien le patrimoine que la création contemporaine et mérite, selon lui, de devenir un pilier des politiques publiques face aux mutations économiques, géopolitiques et climatiques.
L’ouvrage met ainsi en lumière le potentiel des industries culturelles et créatives comme vecteurs d’innovation, d’attractivité et de création d’emplois qualifiés. Au-delà de la préservation du patrimoine, Mohamed Mehdi Bensaïd défend une approche dans laquelle la culture devient un investissement d’avenir, au service de la compétitivité économique, du renforcement de la cohésion sociale et du rayonnement international du Royaume.
Dans sa préface, Audrey Azoulay inscrit cette ambition dans une perspective historique. Elle estime que faire de la culture un pilier du développement constitue un projet profondément enraciné dans l’histoire et la civilisation marocaines, en résonance avec les principes défendus par l’UNESCO, qui considère la culture comme un vecteur de dialogue, de compréhension mutuelle et de paix.
Plus qu’un plaidoyer en faveur de la culture, “Culture..Une ambition marocaine” propose une lecture de la transformation du Maroc à travers le prisme de son capital immatériel. L’ouvrage défend l’idée qu’à l’heure où le Royaume multiplie les grands chantiers et affirme ses ambitions sur les scènes régionale et internationale, l’investissement culturel ne relève plus uniquement de la politique patrimoniale, mais constitue un choix stratégique appelé à accompagner le développement économique, renforcer la cohésion sociale et consolider l’influence du Maroc.